Avertir le modérateur

05/06/2008

Robert Francis Kennedy (1925 - 1968)

Les États-Unis commémorent le 40e anniversaire de l’assassinat de Robert Kennedy, tué par balles le 5 juin 1968 à l’hôtel Ambassador de Los Angeles, le soir même où il avait remporté la primaire démocrate de la Californie. Robert Kennedy ne devait jamais arriver à la convention de son parti. Son rêve de diriger le pays après son frère John Kennedy, assassiné à Dallas au Texas, ne se réaliserait pas. Le sénateur de New York serait enterré au cimetière national d’Arlington dans la banlieue de Washington, aux côtés du défunt président.

L’attaché de presse du sénateur Kennedy, Frank Mankiewicz, rappelle qu’en 1968, les Américains étaient en guerre au Vietnam, alors que dans leur pays, le président Lyndon Johnson s’attachait à mettre en œuvre sa politique dite de la « Great Society », un ensemble de lois sociales visant à faciliter l’intégration des noirs et couvrant également l’aide à l’éducation, les soins de santé pour les personnes du troisième âge, la sécurité sociale ou encore la lutte à grande échelle contre la pauvreté et l’élimination des derniers obstacles au droit de vote.

Dans cette ambiance survoltée, explique M. Mankiewicz, Robert Kennedy s’attirait le soutien de ceux qui cherchaient à panser les plaies du pays. « C’était son message. Et je crois que c’est pour cela qu’il attirait des gens, qui autrement ne se seraient pas intéressés à la politique. Parce qu’ils sentaient que le pays était en crise, et que Kennedy pouvait les rassembler » estime l’ancien attaché de presse du sénateur.

Le président Johnson, échaudé par ses batailles au Congrès et par la résistance à la guerre du Vietnam, avait décidé de ne pas briguer un nouveau mandat. Ce qui laissait la voie libre à Kennedy. Peu après la mort en avril 1968 du dirigeant en faveur des droits civiques Martin Luther King, Robert Kennedy déclarait : « Les États-Unis n’ont besoin, ni de la haine, ni de la violence ou de l’anarchie, mais de l’amour, de la sagesse et de la compassion, vis à vis les uns des autres ».

Ce rêve d’unité de Robert Kennedy devait être brisé par les balles de Sirhan Sirhan, un assassin dont on ne connaîtrait jamais les motifs réels, sans savoir s’il avait agi seul ou non. La disparition de Kennedy laissait le champ libre au vice-président Hubert Humphrey, qui perdrait, face au républicain Richard Nixon.

Certains analystes comparent aujourd’hui le candidat à l’investiture du parti démocrate à la Maison Blanche, Barack Obama, à Robert Kennedy. Le ton adopté par le sénateur de l’Illinois se veut résolument optimiste et rassembleur. Mais pour M. Mankiewicz, ce n’est pas tout à fait la même chose. « Je pense que là où Obama a failli à sa réputation, c’est dans ses rapports avec l’Amérique, avec le pays, avec la base traditionnelle du parti démocrate. Les gens qui gagnent leur vie, qui paient des impôts » explique l’ancien attaché de presse de Robert Kennedy.

Quarante ans plus tard, des Américains continuent à se rendre, au cimetière national d’Arlington, sur la tombe de Robert Kennedy. Quant à ceux dont l’âge leur permet de rêver à ce qu’aurait pu être sa carrière, leur regard est empreint de tristesse.  source : journalchretien.com

http://www.historyplace.com/speeches/rfk.htm

03/06/2008

Encore un peu de geographie ?

Ce lundi, N.Sarkozy a dévoilé les contours de sa nouvelle reforme des études au lycée afin de mieux  préparer les étudiants à l’enseignement supérieur. «La situation actuelle n'est plus tenable (...) le système des filières, pas dominé, écrasé par la section scientifique, est totalement déséquilibré et ne remplit pleinement aucun des objectifs recherchés», a-t-il estimé.

Les élèves disposeraient d’un tronc commun plus des cours à la carte. Quelque part, on se rapproche du système américain. Cependant dans ce contexte, il serait également judicieux de préparer ces élèves à se trouver un avenir, c'est-à-dire savoir ce qu’ils ont vraiment envie de faire. La plupart d’entre eux choisissent les voies générales car ils n’ont aucune idée de leur futur métier. Evidemment les voies de garage universitaires ne les aident pas. Bien au contraire. Une préparation sérieuse et plus poussée dès le collège sur les orientations, les découvertes en entreprise etc, devraient accompagner chaque futur lycéen dans ses choix. Quant aux profs, il faudra étudier encore 1 année de plus. La plupart des nouveaux profs rencontrés se plaignent tous d’être parachutés dans les classes, souvent difficiles, sans aucune préparation. Ils apprennent à gérer les élèves sur le tas. Evidemment que les augmentations de salaires vont faire du bien, et encore attendons le chiffre !!. Mais les économies obtenues par les suppressions de poste doivent, normalement, servir à ca.

Pour la petite info, Rachida Dati est revenu sur ses propos et demande de revoir le jugement des ex mariés de Lille, propos maintenant plus conformes à ceux du chef du gouvernement. On rentre dans le rang et on perd encore un peu plus d’autorité et de crédibilité.

02/06/2008

Le fond ou la forme ?

Tout le monde a entendu parler de la décision de justice concernant l’annulation d’un mariage, à la demande du mari musulman, concernant la non virginité de l’ex-demoiselle.

Je ne suis pas expert en droit mais apparemment les 2 partis (mari et femme) se sont entendus sur la nullité de ce mariage. Certains n’ont pas compris pourquoi ce n’était pas un divorce. Le divorce intervient après le mariage et la nullité avant. Donc sur la forme, justice a été rendu puisque les 2 partis ont été d’accord sur ce principe mais sur le fond, on doit, sans doute, se poser des questions de morales et de conditions de la femme ou tout simplement de l’être humain. Pourquoi cette affaire n’est pas rester dans la « sphère » privée ? Evidemment les journalistes vont partir à la chasse au scoop pour interviewer monsieur et madame et obtenir le fin mot de l’histoire. Il est vrai qu’un tel jugement peut sembler venir d’un autre temps …. Ou d’un autre pays. Quand la religion s’en mêle, les problèmes ne sont jamais loin. Le mari n’a pas reçu sa « marchandise » comme il l’avait demandé ? Y a-t-il eu erreur sur le produit ? Quand on en arrive malheureusement à ce niveau, c’est qu’on ne porte pas beaucoup de considération à l’autre et/ou que le sentiment d’amour qui devait être la fondation du couple et bien, tout simplement, n’existait pas.

Au fait « Ni pute, ni soumise » doit organiser une marche de soutien dans quelques jours. Et que les politiques arrêtent de crier au scandale en levant les mains au ciel comme s’ils étaient personnellement touchés par cette affaire. Avant de voter des lois, merci de les lire correctement et d’en évaluer les conséquences !

Jeter un enfant dans un lac pour s'en debarrasser, c'est pas mal non plus comme exemple de bêtise humaine (...et je reste poli). Non ?

27/05/2008

Petite balade du matin

Ce matin dès 6h, El Presidente Sarkozy était avec madame à Rungis. Il a vu ce qu’était la France qui se lève tôt (aurait il vu aussi celle qui se couche tard ?). On a pris un café dans un bar, on a discuté, sympa, on a parlé tartine, on a visité légumes et fleurs mais on n' a pas osé s’aventurer du coté du poisson…   Ensuite, 07h30 direction RTL pour petit dej' et interview, brièvement les sujets principaux évoqués : le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux est non négociable, pas d’augmentation de la redevance, la durée hebdomadaire du travail restera à 35 heures,  souhait de la création d’un fond alimenté par la TVA sur les carburants (mais décision européenne svp), par contre rien ne peut être fait rapidement, tout de suite, pour soulager la facture des consommateurs, c'est-à-dire vous et moi…. En fait, nos pleins d’essence rempliront les caisses de l’Etat ET ce futur fond…

26/05/2008

Les murs du Festival

C'est le film "Entre les murs" de Laurent Cantet qui a obtenu dimanche la Palme d'or, récompense suprême du Festival de Cannes. Laurent Cantet, le realisateur, a reçu son prix, entouré des adolescents du film, alors que la salle lui réservait une vibrante ovation debout (tandis qu’E Baer essayait tant bien que mal, de ranger tout son petit monde sur la scène devenue trop exigüe). "Le film devait ressembler à la société tout entière, il devait être multiple, foisonnant, complexe... il devait y avoir aussi des frictions que le film ne cherchait pas à gommer", a-t-il déclaré en tenant sa Palme.

« Entre les murs", cinquième long métrage de Laurent Cantet, plonge dans le quotidien d'une classe de collège parisien où un jeune professeur de français s'efforce d'enseigner à ses élèves une langue différente de la "tchatche". Festival de joutes oratoires, tour à tour drôle, grave et émouvant, il montre l'école "non pas telle qu'elle devrait être mais telle qu'elle est au quotidien", a expliqué Cantet. Mi-documentaire mi-fiction, "Entre les murs" s'inspire du livre éponyme d'un professeur, François Bégaudeau, héros du film tourné au terme d'ateliers d'improvisation. Dévoilé à la veille du palmarès, "Entre les murs" a été très applaudi et fortement ému les critiques, tant français qu'internationaux. Donc juste retour des choses.

Finalement les films qui traitent de l’un des plus beaux métiers du monde – transmettre le savoir, apprendre aux plus jeunes, répondre à la curiosité des élèves ... – ont toujours beaucoup de succès (je ne parle pas du succès commercial, mais celui du cœur). Rappelez-vous « Etre et Avoir ». On est tous concerné par cette situation puisqu’on l’a vécu à un moment ou à un autre. Est-ce un brin de nostalgie qui ressurgit ou bien la crainte de voir un système qui s’englue ou qui ne répond plus à nos attentes ? L’Education vaste domaine …. Faut-il ressortir les recettes du passé ? (autorité, discipline etc) en espérant que ca marche ? Le « c’était mieux avant ! » est désuet. Pensons à demain et adaptons nous plutôt au changement.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu